La limitation des éditeurs traditionnels

Connaissant maintenant les engrenages presque forcés que les éditeurs régentent, il lui était plus facile de comprendre tous ces refus.

En effet, plusieurs éditeurs sont subventionnés en partie ou en totalité, du moins au Québec. L'édition coûte cher. Colette Esculier en sait quelque chose, puisqu'elle a déjà investi une très grosse somme d'argent pour l'impression, la correction, le graphisme, la traduction anglaise, le CD musical qui accompagne son livre et qui est inclus, la composition de la musique, l'interprétation, les choristes et le studio d'enregistrement de son livre Que la lumière soit!, et cela, sans connaître à l'avance le résultat des ventes. Donc, elle peut comprendre que le risque soit énorme et hasardeux pour un éditeur, ce qui le limite souvent à n'éditer que 5, 10, 20, 70 titres par année. Plus l'éditeur que vous approchez est jeune dans le milieu de l'édition, plus il sera limité dans son quota de publication. Ce n'est qu'une question de fonds disponibles.

Or, chaque éditeur reçoit en moyenne 150 à 300 titres par mois. C'est phénoménal! La complexité du problème réside aussi à cet endroit. En effet, la plupart des auteurs font parvenir leur manuscrit à presque tous les éditeurs. Étant pilonné par la multitude d'œuvres reçues, le délai de réponse s'allonge considérablement, parfois de 3 à 6 mois. Cette attente est longue pour l'auteur. Elle provoque un débordement de travail chez l'éditeur et son comité de lecture. De plus, lorsqu'un éditeur accepte une œuvre, la publication est souvent prévue pour l'année suivante.

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