Le
manoir de Félicie
Nous sommes en 1989. La neige tapait
fort sur la belle ville
d’Abraham. Soudain, on entendit retentir
un << Toc, Toc, Toc >> !
- Entrez
donc, cria une femme assez vieille.
-Nous sommes venus pour la maison à vendre! indiqua une jeune
fille charmante.
Les visiteurs enterrés sous la neige
firent un gentil sourire à Félicie Bransword. Félicie
est propriétaire de cette somptueuse maison.
·
Je
n’en peux plus ! cria Félicie. Cette… cette ville est
hantée !
Après que les membres de la famille
eurent tendu l ’argent, la seule chose qu’ils virent
furent les lunettes carrées de Félicie, ses longs cheveux
frapper le long de la porte ainsi que sa grande robe
florale toucher les grands escaliers de bois.
- Voilà elle est partie ! répéta les
trois membres de la famille en cœur.
Un
des trois membres se nommait << Élizabeth Da
Vincy >> ! Elle portait une belle chemise blanche à carreaux
roses et des jeans serrés. Ses cheveux étaient bruns
comme l ’été et ses joues roses comme un petit cochon.
Le deuxième membre se nommait << Ludovic Pernolly >>. C’était le fiancé d ’ Élizabeth. Ses cheveux
bruns et noirs, ses lunettes rondes et ses jeans lui
donnaient l ’air d’un intellectuel . La troisième se nommait << Marie-Lise
Pernolly >>. Elle
avait des cheveux comme sa mère, des pantalons rouge
vif et une chemise bleu ciel. Bref, la seule chose
qui ne venait ni de sa mère ni de son père était ses
beaux yeux verts lumineux .
- Nous ne pouvons pas dormir ici ! commenta Élizabeth. Il n’y a rien d’installé encore
!
Ils se rendirent donc à l’Hôtel de
ville.
- Hou… Hou … Hou…Hou ! cria Marie-Lise
au réceptionniste. Il
est sourd ou quoi? Continua- t-elle.
- Ce n’est pas des manières de parler
aux gens, ça chérie !
- Oui… mais maman.
- Pas de mais.
Pendant qu’ Élizabeth et Marie-Lise
se chamaillaient, Ludovic demanda à l’étranger quel était
son nom ! Le vieux grincheux lui souffla le mot << Vigne >> .
- Bon Vigne, quelle chambre avons- nous?
- La chambre 12 et 13 ! répondit l ’homme.
- Allez… vous venez les miss chamailleuses
! cria Ludovic.
-Wow! Il faut que j’appelle toutes
mes copines pour leur dire ! << Ding! >>
- Ça doit vouloir dire que nous sommes
arrivés ! s’exclama Ludovic.
- Ce fichu ding m’a coupé la parole, cria Marie-Lise enragée ! Je prends la chambre
douze.
- J’ai lu dans un guide touristique
que la chambre treize porte malheurs.
- Moi aussi je veux la chambre douze,
cria Élizabeth à tue- tête .
- Moi, je ne suis pas un bébé. Je
vais dormir dans cette chambre porte malheurs ! s’exclama
Ludovic fier de son courage.
- Bon bien, je m’endors, dit faiblement
Marie- Lise, bonne nuit !
<< Clic >>
Le lendemain ,
- Aaaah! cria Élizabeth.
- Maman, c’est quoi cette idée de…!
Maman ! Où es-tu ?
- Oh mon Dieu! Maman si tu me fais
une blague, sache que je ne ris pas !
Marie- Lise se rendit alors à la chambre
13.
- Maman, qu’as- tu ? Tu pleures ?
- Où est passé papa ? s’exclama Marie-
Lise.
- Je n’en sais rien, s’exclama Élizabeth
les larmes aux yeux.
Après ces mots, Élizabeth voyait de
plus en plus embrouillé ! Tout à coup, elle vit s’éteindre
les beaux yeux verts de Marie- Lise.
- Je suis aveugle, cria-t-elle avant
de perdre conscience.
Alors Marie- Lise transporta sa mère
jusqu’au manoir.
- Je vais te sortir de la glace !
s’exclama Marie- Lise ! Vilains yeux de malheur, cria Élizabeth.
<< Bang >>
- Aie !
- Maman , il y a un pot de fleurs
ici !
- Il faut régler ton problème Maman
!
Ils se rendirent alors chez le vendeur de sens.
Il faisait noir et les murs étaient fait de grosses
pierres brunes.
- Ah non pas encore lui ! murmura Marie- Lise pointant Vigne du doigt.
- Qui? cria Élizabeth.
- Vigne, hurla Marie Lise.
- Oui! s’exclama Vigne.
- Je ne vous parlais pas, cria Marie-
Lise.
Beaucoup de temps passa…
- Bon adieu, cria Marie- Lise.
Et elle chuchota dans l ’oreille de
sa mère :
- Je le savais. C’est de l ’arnaque
totale !
- Qu’est-ce qui est de l ’arnaque
? Le magasin de sens? cria Élizabeth en plein milieu
du magasin.
- Chut!
Alors ils rentrèrent . En rentrant,
Marie- Lise commença à tout détester en allant des
meubles à la nourriture, des brocolis aux artichauts
et des penderies à la porcelaine jaune claire de sa
mère.
- Je déteste ces fichus symboles sur
les colonnes du salon, hurla- t-elle. Maman, tu
n’es pas muette !
Elle vit les mêmes symboles étranges
qu’il y avait sur les colonnes mais cette fois- ci
sur les blocs du chandelier rustique qui a coûté près
de
30 000 dollars ! Mais ceux du chandelier n’étaient
pas dans le même ordre ! Elle s’aperçut que ceux sur
les colonnes pouvaient se déplacer . Elle les replaça
et un passage secret apparut dans la colonne numéro
1 ! Ils voyagèrent de colonnes en colonnes, d’ascenseurs
en ascenseurs et d’escaliers en escaliers
et sous la terre en plus.
- Je suis couverte de terre, hurla
Marie- lise.
- Moi, je suis aveugle ! répliqua Élizabeth.
Alors ils changèrent de sujet.
- Maman, on va régler ton problème
! Enfin… j’’espère ! pensa Marie- Lise.
Ils arrivèrent enfin au bout du tunnel.
Il faisait très noir et c’était aussi très lugubre.
Le passage débouchait sur deux sorties et entre ces
sorties, il y avait 3 petits cadres avec les mots << les
apparences sont souvent trompeuses >> . Alors
Marie- Lise les ignora et ne dit rien à sa mère.
- On se sépare ! s’exclama Marie-
Lise.
·
Tu
es malade ou quoi? T’as
vu mon visage? Je suis aveugle ! répondit Élizabeth en
criant de toutes ses forces et un gros morceau de terre alla se loger dans
la tête de Marie- Lise.
·
Beurk
!
Alors Marie- Lise finit par céder.
Je veux plutôt dire qu’elle en avait tellement marre
d’entendre Élizabeth jacasser, qu’elle finit par passer
toutes les deux par le passage le plus noir celui de
droite. Ils finirent enfin par arriver vers une petite
manette toute rouillée. Ils appuyèrent sur le bouton
et une petite porte apparut. Ils entrèrent et se retrouvèrent << en
plein milieu de la cuisine >>.
- Ça n’a pas réglé ton problème mais ça
nous a fait visiter, s’exclama Marie- Lise, découragée
et plein de terre .
Alors
Marie- Lise s’écria : << EURÉCA! >>
- J’ai trouvé !
- Quoi ? Où ça ! s’écria Élizabeth.
- Le problème a commencé quand tu
as perdu papa et…
- J’ai compris, on le cherche.
- Maman, tu comprends tellement vite
! Mais pas obligée de me couper la parole quand même.
-Assez de charabia, au boulot ! cria
Marie Lise .
Alors ils fabriquèrent des centaines,
non des milliers d’affiches. Cela faisait 1245 jours,
4 Heures, 0 minute et 22 secondes non 23 secondes qu’ils
cherchaient Ludovic.
-Je me rend, s’exclama Élizabeth.
-Je vais me coucher, chuchota- t-elle
.
<< Bang, Bong, Bing >>
-C’était quoi? cria Marie Lise .
-C’était rien… c’était rien… c’était
juste ton projet d’histoire! cria Élizabeth.
-Attends un peu que je monte en haut! Ça
va être ta fête et pas dans le bon sens !
-Au secours ! s’exclama Élizabeth.
Le lendemain …
Alors qu’Élizabeth dormait , Marie
Lise s’époumona et hurla :
- << J’AI TROUVÉ !>>.
Élizabeth se réveilla en sursaut!
-Une minute maman! marmonna Élizabeth à moitié endormit.
-Comment ça une minute maman? On n’a
pas de temps à perdre et en plus je ne suis pas ta
mère.
-C’est quoi ton idée débile pour qu’on
la teste et après que je puisse retourner me coucher.
-Voici mon idée deb… hé elle n’est
pas DÉBILE, mon idée .
-Peu importe! C’est quoi cette idée !
-Demain, tu iras dormir dans la chambre
13 !
Alors qu’Élizabeth s’évanouit Marie–Lise
prépara les bagages.
-Qu’est-ce que tu veux? Ma mort? hurla Élizabeth.
-Voyons calme toi! Répliqua Marie
Lise d’une voix douce.
Alors, après avoir trébuchée 4 fois, Élizabeth
prit ses bagages et ferma la fenêtre au nez de Marie
Lise << bong >>
·
Eh!
Désolé!
-Elle a un mauvais carma, murmura
Marie-Lise..
Pendant qu’Élizabeth dormait profondément
dans la chambre 13, Marie-Lise se faufila à l’intérieure.
Malheureusement, elle tomba sur une petite cloche et
on pouvait lire.
-Service de chambre! s’exclama Marie
lise en lisant tout haut sur la cloche.
-Aie! Aie! Aie! Elle va se réveiller
!
-Quoi ! cria Élizabeth enragée.
-Sarah, si c’est pour me faire manger
vos gâteaux horribles et bien je n’en veux pas, cria
encore Élizabeth . Qu’est-ce que vous attendez, partez!
-C’est qui Sarah? murmura Marie lise
!
- Oh! c’est toi … À peine sa phrase
terminée, on put entendre, c’est moi !
-Non ma puce je…
-Ne m’appelle pas Ma « PUCE ».
-Bon quoi qu’il en soit … Sarah est
une horrible femme de chambre! Ah! que je la déteste.
Son gros sourire me cache quelque chose !!!
-Ca c’est parce qu’elle est plus belle
que toi !!!
-Oh non eh … pas du tout je … bien
en faites… un tout petit peu.
-Euh! Maman, si tu sais qu’elle t’as
fait un sourire, c’est que tu l’’as vu et que tu …
- « JE VOIS »
Le lendemain, Élizabeth se promenait
en pleurant la disparition de son mari. Soudain, elle
trouva dans la rue un joli petit chiot perdu . Elle
retourna chez elle et lui trouva un nom !
-Tu vas t’appeler « Ludovic »,
cria- t-elle haut et fort.
-Quoi ! s’exclama Marie lise. Papa
est revenu !!
-Non mais il y a un nouveau membre
dans notre famille! s’exclama une autre fois Élizabeth.
Alors pendant cette belle journée
que Dieu leur avait offerte, les filles allèrent jouer
dehors avec Ludovic « le chien bien sûr ».
Quelques années plus tard, Élizabeth se remaria. Tout
le monde lui offrit de beaux cadeaux.
-Un fourneau… Merci ma chérie; une
machine à laver… Merci maman et le dernier… Oh! ce
qu’il est beau le petit os. Merci mon petit Ludovic.
Ce qui est géniale dans cette histoire,
c’est qu’ Élizabeth adorait son nouveau père et Ludovic
qui était en faite un Husky pur devint un superbe chien
de traîneau qui collectionnait les médailles d’or.
Voilà tout est bien qui finit bien !!!!
Fin
Samuel Richard
No.
1090