Il était une fois un jeune garçon de 14
ans qui s'appelait Alexandre Harvey. Alexandre était
très timide et, à l'école, il n'avait
pas d'amis. Il était très grand et très
costaud. On le remarquait souvent à cause de sa
grandeur. Il souriait à la vie et il était
toujours confiant. Il croyait terriblement aux miracles
et il ne perdait jamais espoir. Il adorait ses parents
et il ne leur mentait jamais, mais ce qu'il adorait par
dessus tout c'était le hockey. Il était mordu
de hockey. Alexandre est né au Texas en 1973. Son
père a passé toute son enfance au Texas et
sa mère, Edith, vient du Canada. Un jour, pour sa
fête, la mère d'Alexandre est allée
en voyage au Texas. C'est alors qu'elle a rencontré le
père d'Alexandre, Enrico, dans un restaurant. C'était
le coup de foudre total. Edith a alors décidé de
venir s'installer au Texas. Après une semaine, elle
annonça à Enrico qu'elle était enceinte
par accident. Comme le père d'Alexandre n'avait
jamais voulu avoir d'enfant, il la laissa et se sauva.
Elle décida alors d'accoucher au Texas et ensuite
de retourner au Canada.
La passion d'Alexandre pour le hockey a
commencé quand
il avait 7 ans lorsque son grand-père, Henry, l'avait
amené à une partie de hockey. Alexandre su
qu'il était né pour jouer au hockey. Il suivait
tous les mouvements des joueurs et ne s'arrêtait
pas une seconde. Il commença alors à jouer
dans sa cour et à se pratiquer.
Il savait qu'il ne pourrait pas jouer dans
une ligue car sa mère n'avait pas les moyens financiers de payer
les frais d'inscription. Il ne perdait jamais espoir : à chaque
jour, il se pratiquait et son grand-père lui donnait
des conseils. Celui-ci remarqua vite son habilité.
Il progressait de jour en jour et ne perdait jamais espoir. À chaque
partie des Canadiens, il les regardait attentivement :
leur façon de patiner, leurs lancers, leurs passes
etc. Après, il les mettait en pratique dans sa cour.
Il n'arrêtait jamais et se pratiquait sans cesse.
Il se fabriquait des gardiens de but avec les vieux draps
de sa mère. Il leur faisait des trous et les attachait
après son filet. Il n'avait pas d'amis pour garder
les buts car il n'était pas très sociable
et il était très timide. À sa fête,
depuis sa naissance, il recevait un dollar et il le gardait
précieusement. À son 14ième anniversaire,
il put s'acheter un nouveau bâton de bois. Il était
très content car son vieux bâton était
en très mauvais état. De 7 à 14 ans
avec le même bâton en jouant avec à tous
les jours, vous pouvez vous imaginer dans quel état
il était. Sa mère, malgré les difficultés
financières qu'elle vivait, était très
heureuse de savoir que son garçon s'amusait. Dès
qu'il eut 15 ans, Edith l'obligea à se trouver un
travail pour l'aider à payer les coûts de
la maison et de la nourriture. Il n'était pas très
content de cette nouvelle car il ne pouvait plus jouer
au hockey à tous les jours. Son voisin, George, était
fermier et il l'engagea immédiatement après
qu'Alexandre lui ait proposé son aide. Il savait
qu'il était travaillant et très persévérant.
Ce qu’Alexandre ne savait pas, c'est que travailler à la
ferme lui donnerait de la force musculaire ce qui était
très bien pour son hockey. Il recevait, en échange,
un assez bon salaire. Par malheur, il se fractura un poignet
en défrichant la terre. Il se rendit aussitôt à l’hôpital
avec son voisin. Il hurlait de douleur. Le médecin
lui apprit que c’était une fracture assez
sérieuse et que son poignet resterait fragile toute
sa vie et il lui conseilla de prendre du repos. Il n’était
pas question pour Alexandre de prendre du repos. Il était
convaincu qu’il avait un avenir dans la LNH et ce
n’était pas cette blessure au poignet qui
l’empêcherait d’atteindre son but.
- Ce n’est pas une blessure qui gâchera mon
avenir!
- Alexandre, si tu crois en tes rêves et que tu fais
tout pour les accomplir, tu y arriveras, dit George le
fermier.
- J’espère … Je pourrais enfin aider
ma mère dans la misère qu’elle vit
et je serais une vedette.
- Je te rappelle que c’est pour elle que tu t’es
cassé le poignet. Crois-moi, tu fais ton possible
pour l’aider.
- Je l’espère … répéta-t-il
encore.
Rendu à la maison, sa mère s’inquiétait
pour lui.
- Que t’est-il arrivé? Lui dit-elle en panique.
- En défrichant la terre, je me suis fracturé le
poignet. Le médecin dit qu’il faut que je
me repose, mais il n’en n’est pas question
car j’ai mon rêve à réaliser.
- Comme je suis désolé Alexandre! C’est
moi qui t’ai poussé à travailler…
- Non! Arrête! Ce n’est pas de ta faute! Dès
que je serai dans la LNH, nous ne subirons plus de misère.
Sa mère sourit un long moment et lui dit : « Je
t’aime ». Alexandre alla se coucher. «Dès
demain, je commencerai à travailler» pensa-t-il.
Le lendemain, il y retourna mais la douleur était
insupportable.
- Rentre chez toi Alexandre, va guérir cette blessure.
Tu travailleras davantage à ton retour.
- Je crois que tu as raison. Ça ne fait qu’empirer
ma blessure.
La future vedette retourna chez lui. « Il me faut
du repos » se répétait-t-il sans cesse.
Il ne faisait rien de ses journées, juste se reposer
pour reprendre ses forces le plus vite possible. Deux semaines
plus tard, il était guéri. Aussitôt,
il recommença à jouer au hockey et à travailler à la
ferme.
- Je suis très content de te revoir à la
ferme, lui dit le fermier.
- Moi aussi. Après toutes ces journées, j’avais
hâte de revenir et de bouger un peu.
Il recommença sa routine habituelle, ce qui lui
fit très plaisir. Il labourait etc. Son voisin,
George, les invita à souper sa mère et lui.
Pour souper, il y avait un potage de légumes qu’Alexandre
avait cultivés. Toute la soirée, il parla à la
mère d’Alexandre et lui disait comment son
fils était travaillant. Le soir même, Alexandre
retourna chez lui et compta son argent. Après plusieurs
minutes, il remarqua qu’il avait assez d’argent
pour s’inscrire dans une ligue de hockey. Son cœur
battait la chamade, il était si content. Il retourna
vite chez George et il fit surpris de voir George et sa
mère s’embrasser.
- Hum…Hum…dit Alexandre en riant.
- Eh! Alexandre! Qu’est-ce que tu fais ici? dit-t-elle
en s’éloignant de George.
- Je suis venu vous annoncer une bonne nouvelle et, à ce
que je vois, vous aussi vous avez une belle nouvelle à m’annoncer
n’est-ce pas? Je suis venu vous dire que j’ai
assez d’argent pour m’inscrire au hockey et
m’acheter de l’équipement.
- Comme je suis fière de toi Alexandre, lui dit
sa mère heureuse.
- Moi aussi, répéta George.
- Maman, il faut que j’aille annoncer la nouvelle à grand-père.
C’est avec lui que ma passion a débuté.
- D’accord Alexandre, mais tu sais pour tantôt …
- C’est correct. C’est entre toi et George.
Il alla chez son grand-père et il lui annonça
la nouvelle.
- Bravo! Je le savais! Je le savais que tu y arriverais.
Comme je suis fier de toi Alexandre. Dépêche-toi!
Les inscriptions sont bientôt.
Alexandre se rendit à l’aréna pour
s’inscrire.
- Bonjour, c’est pour une inscription?
- Oui, répondit la future vedette.
- À quelle position es-tu?
- Pour tout dire, c’est la première année
que je vais jouer au hockey.
Aussitôt, le gros monsieur commença à rire.
- Je ne crois pas que ce soit ta place, dit-t-il en ricanant.
- À ta place, je n’en serais pas si sûr.
Mets-moi au centre, dit Alexandre sûr de lui.
- D’accord, viens samedi à 14 :00, ce sont
les qualifications pour les équipes.
Alexandre repartit de l’aréna heureux. Il
avait si hâte au samedi. Pendant la semaine, il alla
chercher son équipement. Il était encore
plus content. Enfin, il pourrait réaliser son rêve.
Samedi était déjà arrivé. Alexandre était
assis dans la chambre le sourire jusqu’aux oreilles.
Il était très content. Rendu sur la patinoire,
le gros monsieur ravala sa langue en voyant Alexandre patiner
avec autant d’agilité. « Ce garçon
a de l’avenir » se dit-t-il. Il patinait si
vite. Après la pratique, le gros monsieur demanda à le
voir.
- Eh! Bien! Tout un exploit que j’ai vu sur la glace
tout à l’heure. Je suis heureux de te dire
que tu feras l’équipe provinciale.
Aussitôt, Alexandre se mit à crier. Le rêve
d’Alexandre avançait à grand pas. La
saison se passait extrêmement bien pour Alexandre.
Il était le meilleur pointeur de toute la ligue. À la
fin de la saison, il se fit recruter par la ligue de hockey
junior majeur du Québec (LHJMQ). Il était
sûr d’atteindre son rêve et il avait
raison car ça avançait à grand pas.
Sa mère était si contente, son grand-père
aussi ainsi que George. La saison de la LHJMQ allait commencer
bientôt. Alexandre avait très hâte.
La saison commença le 10 novembre. Dès le
match d’ouverture, il compta 2 buts et il eut 3 assistances
ce qui était un record pour un match d’ouverture.
Il fit aussitôt tourner les têtes et il devint
très vite une vedette. Il était premier au
classement des pointeurs et les dépisteurs de LNH
allait le voir jouer ce qui était bon signe. À la
fin de la saison, quand il eut 17 ans, il a été repêché par
les Canadiens de Montréal ce qui était un
record pour un jeune de 17 ans. Enfin son rêve était
réalisé. Toutes ces années de travail
enfin récompensé pour faire son sport préféré.
Sa mère était si heureuse pour son garçon.
Elle ne vivait plus de problèmes financiers et elle
vivait avec George en campagne. Quant à Alexandre,
il vivait à Montréal dans une maison énorme
et il descendait couramment voir sa mère et George.
Là où tout avait commencé.
Vous voyez, il faut croire en ses rêves car ils
peuvent se réaliser comme Alexandre. Ne perdez jamais
confiance, croyez toujours en vos rêves et faites
tout pour les réaliser.
FIN
Marc-André Gobeil # 1060