
Ce
qui devait être une soirée ordinaire de
janvier, fut transformé en moment extraordinaire.
Un splendide bébé est mis au monde, moi.
Je me nomme Anthony. C’était le début
de ma belle histoire.
Dès que j’ai commencé à marcher,
mes parents et mes grands-parents étaient si fiers
de moi. J’avais beaucoup de plaisir. Je m’amusais à grimper
sur le sofa .Un jour, en y montant, il y avait la télécommande.
J’ai changé de canal et je me suis arrêté sur
une partie de soccer. Quand ma mère a vu que j’étais
captivé par la partie, elle m’a acheté des
ballons et je les frappais. Puis, ma mère est tombée
enceinte d’une petite fille. Elle s’appelle
Zoey. Quand elle est née, j’allais avoir quatre
ans. Ma mère est allée m’inscrire pour
prendre des cours de soccer intérieur.
Pour jouer au soccer, ça prend de l’équipement
: des protèges tibias, de longs bas et des chaussures
de soccer intérieur, que ma mère m’a
acheté. Je suis super excité. Rendu au magasin,
je suis étonné de voir d’aussi beaux
ballons. Beaucoup d’affiches sont collées
aux murs. C’est le paradis du soccer ici ! Les protèges
tibias que j’ai choisi sont noir, beige et blanc.
C’est des Adidas. Le jour suivant, c’est mon
cours. Pendants la nuit, je rêve à mon cours.
Le lendemain, je me dépêche de déjeuner
et de m’habiller. Mon premier match a bien débuté car
j’ai compté mon premier but. C’était
le début d’une belle saison puisque j’y
ai compté dix buts. Les saisons ce sont suivit ainsi
jusqu'à mes dix ans.
Me voici à l’été de mes dix
ans. Je passe mes premières sélections pour
faire parti de l’équipe ‹élite›,
les Chinook de Chicoutimi. Les entraîneurs sur place
nous font faire des exercices de vitesse, de précision
de frappes, de feintes et dribble .J’y mets tout
mes efforts. L’attente est très longue avant
d’avoir les résultats. Surprise ! Voici le
téléphone que j’attends depuis des
jours, je suis présélectionné mais
il me reste encore une étape à passer, la
plus cruciale. La sélection finale. Me voici encore à attendre
après ce téléphone. Au beau milieu
de l’après-midi, alors que je jouais dehors,
ma mère reçut le téléphone.
Elle me dit que je ne suis pas sélectionné,
ce qui n’est pas vrai, et que je dois rappeler l’entraîneur.
Quelle fût ma surprise lorsque je lui ai parlé car
il me dit que je suis sélectionné. Je regarde
ma mère qui rit dans son coin et qui me dit :
- Ton père et moi sommes très
fiers de toi !
À dix ans c’est une chance exceptionnelle
de s’améliorer avec une équipe dont
les joueurs sont tous bons, parce que dans les équipes
récréatives le sport est moins pris au sérieux.
Cette saison, j’ai décidé de garder
les buts. En début de saison, on est en feu ! En
trois matches, on gagne le premier, sept à zéro,
celui que j’ai que j’ai gardé, le deuxième,
cinq à un et le troisième, neuf à zéro.
En saison régulière, on a aucune défaite
et aucune nulle, juste des victoires. Suite à cette
belle saison, notre entraîneur nous a inscrit dans
un grand tournoi à Québec. Nous y avons gagné la
médaille d’or. Quelle fierté ! À la
fin de l’été, avec notre fiche sans
défaites nous avons remporté l’or.
À l’été de mes onze ans, j’ai
changé de catégorie. Je fais maintenant parti
du U-12. Les U-(avec un nombre) sont les noms de catégories.
Donc cet été là, j’ai joué avec
l’équipe U-12 développement. Mes entraîneurs
sont les même que l’année dernière
: Dominic et sa fille Marie. Pour cette saison, je suis
gardien et demi latéral. Notre fiche est semblable à celle
de l’an passé, que des victoires et une nulle.
Cependant, lors de la finale, l’or nous a échappé en
prolongation à cause d’un joueur de notre équipe.
Il a fait dévier le ballon avec sa tête dans
notre but. On a gagné la médaille d’argent.
Quelque jours après, nous sommes allés à la
cage au sports (un restaurant) fêter notre belle
saison et notre médaille d’argent.
Trois jours plus tard, l’école commençait.
En début d’année, j’ai été accepté au
profil Sports-Arts-Études. Ce programme nous permet
d’aller à l’école le matin et à aller
s’entraîner à un sport ou un art qu’on
a choisi. Moi, bien sur, c’est le soccer ! La première
semaine, on va à l’école toute la journée
.Après cette semaine là, on commence le vrai
profil, étude le matin et sport l’après-midi.
Je m’améliore de mois en mois. Mon entraîneur
s’appelle Stéphane Pagès. C’est
un français. Il est vraiment bon .En France, il
a joué avec une des meilleures équipes de
sa ville.
À l’été de mes 14 ans, je suis
dans l’élite régional. En début
de saison, on a eu beaucoup de difficultés. En dix
matchs, on a quatre victoires, cinq défaites et
un verdict nul. Les cinq matches suivants, on les a tous
gagnés. Les dix autres matchs, on gagnait un match
sur deux. On a terminé la saison avec quatorze victoires,
neuf défaites et deux verdicts nuls. En série,
on gagne la huitième de finale 2 à 1 en prolongation.
En quart de finale, on gagne encore de justesse 1 à 0
dans les arrêts de jeu. En demi-finale, à la
mi-temps, on tire de l’arrière 2 à 0
et le gardien adverse s’est blessé. C’est
un gardien substitut qui le remplace. À la deuxième
minute de jeu seulement, on réduit l’écart à 2 à 1. À la
dernière minute, je réussi un superbe but
de la tête ce qui fait un compte de 2 à 2.
En prolongation, aucun but n’est compté, on
se rend donc en tirs de barrages. Pour notre équipe,
Raphaël réussit à déjouer le
gardien. À mon tour, je m’élance devant
le gardien fais une feinte et marque dans le haut du filet.
De l’autre côté, aucun joueur n’a
marqué, ce qui nous a donc donné la victoire.
Nous voilà en finale, et on affronte une équipe
qu’on n’a jamais battue de la saison. On gagne
par une marque acceptable 3 à 1. Une médaille
de plus à mon tableau!
Dans les deux années qui suivent, U-16 et U-18,
j’ai été dans la sélection provinciale.
Dans le U-16, on a gagné toute la saison, les tournois,
les jeux du Québec, la coupe des quatre et les séries éliminatoires.
Dans le U-18, on a gagné la saison, les tournois,
la Coupe Saputo AAA, la Coupe des Quatre et les séries éliminatoires.
Dans ces deux années, sans compter les tournois
et les coupes, j’ai compté quinze buts et
j’ai eu trente- neuf assistances. J’ai aussi
eu 15 blanchissages et j’ai accordé seulement
15 buts. Dans les tournois U-16 j’ai eu trois buts à chaque
tournoi. Dans les tournois U-18 je ne joue pas en dépit
d’une blessure.
À mes 20 ans, j’ai fait un camp de sélections
pour l’Impact de Montréal en temps que gardien.
Les entraîneurs vont être sévère,
la moindre petite erreur pourrait me coûter une place
dans l’équipe. Dans le pire des cas je ferai
parti de l’équipe senior de ma région
ou du club école de l’Impact. Mais, c’est à ma
grande surprise que j’ai eu le téléphone
de l’entraîneur de l’Impact pour être
dans son équipe.
La saison allait très bien pour moi. En 15 parties,
je cumule 10 victoires, 3 défaites et deux nulles.
L’autre gardien, Greg Sutton, a une fiche décevante
de 3 victoires, 8 défaites et 4 nulles en 15 parties.
Ces moi qui suis choisi pour être le gardien numéro
1 en séries éliminatoires qu’on gagnera
facilement. Après 5 saisons avec l’Impact,
suite à mes performances avec l’équipe,
j’ai été approché par l’entraîneur
de l’Olympique Lyonnais, M.Gerard Houllier, afin
que je garde les buts pour son équipe.
M’éloigner de ma famille fût très
difficile mais je pouvais enfin réaliser mon rêve,
celui d’être un grand joueur de soccer.
Je ne sais pas si c’est ainsi que ma vie va se passer,
mais aujourd’hui a douze ans, je sais qu’il
me faudra mettre beaucoup d’efforts afin d’être
reconnu comme un grand joueur de soccer et de pouvoir vivre
de ma passion, mais au fond de moi, j’y crois.
Jean-Denis Dufour # 1059
