Lire c'est magique!
Écrire c'est féérique!
Et garder son coeur d'enfant; c'est s'émerveiller devant la beauté du moment présent.



Cette photo représente un voyage fantastique au pays du rêve et de l'imaginaire.
Jean-François et Alexandra espèrent qu'elle t'inspirera!

DE LA LECTURE À TE FAIRE RÊVER


L'odyssée fantasmagorique de Janie Jolly

Francine Blanchette


 
livre et jeux
pochette dirou

 


Concours : « Jeunes auteurs en verve » Écris-nous un conte ou une histoire !

CONCOURS JEUNESSE 2006-2007

Description de l'élève

Nom Ève-Line Bérubé, 12 ans
Ses motivations pour le concours J'aime l'écriture et tout ce qui touche à l'art. J'ai déjà beaucoup écrit auparavant et éditer une des mes créations serait pour moi un rêve.
Descriptions de l'élève Je suis un peu timide mais je trouve quand même le moyen de m'exprimer dans le dessin, l'improvisation et bien sûr, l'écriture ! J'aime écrire toutes sortes de choses. J'écris un film présentement et aussi une BD. J'ai déjà écrit un livre et une BD. Dans mes temps libres, je fais aussi du badminton, de la lecture et de la natation. Mon rêve serait d'être reconnue pour ce que je fais: l'art!
La maison de campagne


- Annabelle, Annabelle, réveille-toi vite !
- Qu’est-ce qu’il y a Camille ?
- Le club des éléments, ils sont dans la forêt !
Je savais depuis longtemps que notre chalet était hanté, mais je n’avais aucune idée de quand les esprits allaient revenir. Selon l’expression de Camille, j’avais jugé que je devais aller voir le club. J’ai donc pris ma formule magique de dernier recours écrite pour ce genre de situation. Je m’habillais à toute vitesse pour aller dehors.

Le vent de la nuit fouettait mes joues rougies par le froid. Ma petite sœur Camille avait peur, car elle savait bien que c’était elle que les esprits voulaient. On croyait les avoir vaincus, mais la petite cicatrice de ma sœur était rouge, ce qui témoignait de la présence du club des éléments. Ces esprits redoutables volaient les âmes pour avoir le plus de pouvoirs magiques possible, pour ensuite régner sur le monde magique. Moi, ils auraient bien voulu avoir ma force, mais j’avais trop de puissance pour eux. Mon bouclier les empêchait de me toucher et ma maîtrise des pouvoirs du vent était très forte. Je voyais aussi dans l’avenir, ce qui me prévenait de leurs attaques à l’avance.

Enfin rendue à la forêt, tout était calme et silencieux. Je jetai un coup d’œil dans le futur pour constater qu’ils arrivaient par derrière. Je me tournai et fis signe à Camille de faire de même. Je récitai ma formule trois fois avec intensité avant qu’un membre du club n’enlève ma sœur. La formule ne fit aucun effet et on pouvait voir une dizaine d’ombres se dessiner sur les troncs d’arbre de la forêt dense. Ma petite sœur, ne voulant pas en voir davantage, tira nerveusement sur ma manche. Nous sommes parties en courant jusqu'au chalet, en sécurité.

À l’aube, après cette nuit agitée, je fus réveillée par ma petite sœur qui passa dans le couloir du chalet devant ma chambre. Elle avait le regard éteint et ne répondait pas aux questions que je lui posais. Poussée par la curiosité, je la suivis jusque dehors. Une brume épaisse recouvrait la petite campagne où nous nous trouvions. Camille se dirigea rapidement vers la forêt où nous avions vu le club la veille. Le brouillard était si épais que je ne voyais que deux mètres devant moi. Dans la forêt, ce n’était guère mieux. Camille arrêta de marcher après seulement quelques pas dans le bois. On pouvait lire dans ses yeux sa grande confusion. De mon côté, j’étais complètement captivée par la brume. Quand j’entendis ma sœur crier, je me retournai pour constater quelle n’était plus là. Sur le choc du moment, je me mis à hurler son nom et à courir pour la retrouver. Je trébuchai sur un tronc d’arbre et m’écroula en sanglots.

Je m’étais crue invincible et ma sœur en avait payé le prix. Une fois mes idées remises en ordre et mes larmes essuyées, je me leva et commença à réfléchir calmement. Je retournai au chalet avec une idée derrière la tête. Je passai toute la journée à concocter une potion sans savoir exactement ce que je faisais. Échec après échec, je ne me décourageais pas et, à la fin de la journée, je réussis. Je vérifiai le résultat de la potion avec un test maison et tout était positif ! N’en croyant pas mes yeux, je refis et refis le test qui me montrait si ma potion pouvait détruire un démon. Je courus jusqu'au grenier pour aller chercher des fioles pour contenir la potion.

Notre chalet, de l’intérieur comme de l’extérieur était vert. Nos parents n’étaient pas très originaux pour les couleurs. Nous aurions pu les changer mais, en l’honneur de nos parents décédés, nous avions pris la décision de garder ce coloris.

Une fois rendue au grenier, je pris deux petites fioles pour ensuite repartir en courant. Maintenant, tout était clair pour moi. Je versai mon mélange dans les contenants et partis vers la forêt. Le brouillard recouvrait toujours le terrain et devenait de plus en plus dense. Avec la nuit qui tombait, on n’y voyait rien. J’étais épuisée, mais la seule idée de sauver ma sœur me motivait à avancer. Rendue à proximité du bois, je désactivai mon bouclier et pris ma potion qui avait coulée au fond de ma poche de manteau. Il en restait tout de même une petite goûte dans une des deux fioles. Je l’ingurgitai rapidement pour minimaliser le plus possible son horrible goût. Je sentais les esprits approcher, attirés par leur soif de pouvoir. Sans mon bouclier, ils pouvaient me prendre l’âme comme une vulgaire mortelle. Je sentais aussi ma sœur avec eux. Ils l’avaient sûrement gardée comme otage. Un bref coup d’œil dans le futur me dit qu’ils arrivaient dans quelques secondes. Donc, je m’étalai de tout mon long par terre et je fermai les yeux en espérant qu’ils allaient croire que je m’étais évanouie. À partir de là, les secondes devinrent des minutes. J’avais si peur que mon plan échoue ! Les esprits arrivaient. Je pouvais, en entrouvrant les yeux, voir leurs corps vaporeux et incolores à quelques mètres de moi. Je voyais aussi ma sœur parmi eux et ma seule envie était d’aller la secourir. Le plus grand des esprits, qui semblait être leur chef, s’approcha d’une façon hésitante vers moi. Il me frappa doucement avec le flan de son grand pied. Voyant que je ne réagissais pas, il prononça quelques mots incompréhensibles pour ensuite placer ses deux mains au dessus de ma tête. Je savais bien que ce rituel était utilisé pour enlever l’âme et c’est pour ça que mon cœur battait la chamade. Le grand esprit poussa un hurlement et je perdis conscience.

Quand je me réveillai, il n’y avait plus d’esprits, seulement Camille et moi. Elle me regardait en souriant, assise sur une souche.
- Brillant ! dit-elle. Je voulus placer un mot, mais elle reprit vite la parole.
- Quand il a voulu avoir ton âme, ils ont tous explosés. Je suppose que tu as fait une potion. Je me levai et dis :
- C’est à peu près ça, oui.
C’est en parlant de nos mésaventures une après l’autre que nous sommes reparties au chalet, où d’autres aventures nous attendaient.

Ève-Line Bérubé #1048


PARRAINAGE D'UNE FONDATION
Tous les fonds recueillis par la vente des oeuvres des deux gagnants serviront à aider un organisme à but non lucratif, spécialisé dans le décrochage scolaire, dans les milieux défavorisés .


Maintenant...
Inspire profondément!
Relève ta tête!
Prend ton courage à deux mains!
Et relève ce défi!

T' ES CAPABLE!


BON SUCCÈS À TOUS LES PARTICIPANTS
Copyright Zexpression 2006