Lire c'est magique!
Écrire c'est féérique!
Et garder son coeur d'enfant; c'est s'émerveiller devant la beauté du moment présent.



Cette photo représente un voyage fantastique au pays du rêve et de l'imaginaire.
Jean-François et Alexandra espèrent qu'elle t'inspirera!

DE LA LECTURE À TE FAIRE RÊVER


L'odyssée fantasmagorique de Janie Jolly

Francine Blanchette


 
livre et jeux
pochette dirou

 


Concours : « Jeunes auteurs en verve » Écris-nous un conte ou une histoire !

CONCOURS JEUNESSE 2006-2007

Description de l'élève

Nom Gabrielle Marceau, 11
Ses motivations pour le concours J'aime beaucoup inventer. J'ai toujours des histoires dans la tête.
Descriptions de l'élève J'aime faire du théâtre. J'aime être avec mes amies, discuter, jouer au soccer. J'aime lire des revues.
Un anniversaire en forêt

Couché dans son lit, Dylan ne peut pas s’endormir. Il a trop hâte à demain car il ira fêter son anniversaire au chalet avec son copain Étienne. Ensemble, ils se baigneront, feront des châteaux de sable et si Jean le papa de Dylan le veut bien, ils pourront dormir à la belle étoile. Mais pour l’instant, il faut faire dodo pour être en forme demain matin.
— Debout c’est l’heure! Fais tes bagages et habille-toi. On partira bientôt chercher Étienne, dit Jean.
— C’est aujourd’hui! C’est aujourd’hui! Répond le petit garçon.
Vite! Dylan court dans sa chambre et met deux pantalons, deux t-shirts et deux paires de bas dans sa valise. Mais surtout, il n’oublie pas de se vêtir lui-même!
— Qu’est-ce que tu veux : des céréales, un croissant un…
— Une rôtie au beurre d’arachide avec plein de confiture à la fraise, s’empresse de dire le petit. Je suis affamé!
Avec tout ce vacarme, Sophie, la maman de Dylan s’est réveillée :
— Bon matin à tous! C’est aujourd’hui ta fête mon grand garçon. Quel âge as-tu déjà?
— J’ai neuf ans et tu le sais très bien maman!
— Bon anniversaire chéri, lui dit Sophie, sa maman, en lui donnant un baiser sur le front. Tu es rendu bien grand!
Maintenant toute la famille est réveillée. Ensemble, on range les bagages dans la voiture et on part chez Étienne.
Ce sera de magnifiques vacances!

Ding! Dong!
— Le voilà! Le voilà! S’écrie le garçon.
— Dylan!
—É tienne! Viens vite! Ce sera tellement amusant. J’ai apporté des crayons et des feuilles, on va colorier pendant la longue route en auto.
Les deux garçons sont très excités de partir au chalet pour l’anniversaire de Dylan. Ils ont vraiment hâte d’être arrivés. Papa prend le volant et maman met ses lunettes de soleil.
— On est prêt! Disent les enfants tout joyeux.
Et les voilà partis pour une aventure extraordinaire! Mais au bout d’une heure de route, les garçons s’impatientent :
— Papa! Dans combien de temps on arrive?
— Ho! Je suis fatigué et j’ai terriblement envie d’aller au toilette! S’exclame Étienne.
— Faisons une pause, dit Sophie.
Tout le monde sort de la voiture et se dirige vers les toilettes. Avant de repartir, Jean achète un paquet de croustilles pour Étienne et Dylan. C’est une grosse collation mais puisqu’on est en vacances on a bien le droit de se gâter un peu. N’est-ce pas ? Ensuite on retourne dans l’auto et on repart en suivant la route qui mène au chalet.
Dans la voiture règne une chaleur intense! Même avec une bouteille d’eau à la main, il fait encore très chaud. Sophie a donc l’idée d’ouvrir quelques fenêtres. Les garçons sortent leurs bras et font des vagues avec leurs mains. Cela les fait bien rigoler et les occupent jusqu’à l’arrivée au chalet.
— Enfin, nous sommes arrivés! Disent Étienne et Dylan en sortant de l’auto.
Jean et Sophie s’étirent un peu pour se dégourdir.
— Bon! Dit papa, sortons les bagages et après nous irons voir le lac.
— Ho non! Je pense qu’on ne pourra pas faire de bateau aujourd’hui, dit Sophie. Le ciel est de plus en plus nuageux.
Quel dommage! Les garçons avaient si hâte de pouvoir aller sur le lac en bateau. Ils sont déçus.
— Pourrons nous dormir dehors en regardant les étoiles?
— Et bien si il n’y a plus de nuage et qu’il fait plus chaud ...
— Hé! J’ai reçu une goutte d’eau sur mon front! Dit Étienne.
— Moi aussi!
Flik, flak, flouk! Des centaines de petites gouttelettes tombent et atterrissent au sol!
— Il pleut! Il pleut! Allons dans le chalet! Vite!
Chacun apporte quelque chose et rapidement ils se retrouvent tous à l’intérieur où ils s’occupent à des jeux de société tout l’après-midi. Après le souper, Dylan s’écrie :
— Papa! Il ne pleut plus! Pourquoi ne pas faire un petit feu?
Et voilà tout le monde dehors.
— Je vais chercher des chaises. dit Sophie.
—É tienne et moi on part chercher du bois pour allumer le feu.
— D’accord mais n’allez pas trop loin! Dit Jean qui s’inquiète parce qu’il faut avouer que c’est une grande forêt où vont les garçons.

Difficile de trouver du bois pour le feu! Il est tout mouillé à cause qu’il a plu tout à l’heure.
— Allons par là !
— D’accord.
— Regarde Dylan! La feuille là… Elle bouge!
— Mais qu’est-ce que c’est?
— Lentement, les garçons soulèvent la petite feuille.
— Ha!
— Une grenouille! Vite elle s’enfuit. Rattrapons-la!
— Cours! Elle avance vite! Il faut l’attraper pour la mettre dans une boîte.
— Par ici !
— Va voir de ce coté!
— Je la vois juste à coté de cet arbre.
— Non! Elle est là!
Les deux enfants cherchent, mais pas à la même place. Ils s’éloignent l’un de l’autre.
— Je l’ai! Heu… Oups! Ce n’était pas la grenouille. Et toi tu l’as Éti…
—É tienne?! Étienne?! Où es-tu!
— Ha! Ha! Ha! Très drôle! Tu crois que tu me fais peur mais je c’est que tu te caches.
— Ho! Aller Étienne sort de ta cachette j’en est mare et… je commence à avoir un peu peur.
De son côté Étienne cherche Dylan. Lui aussi commence avoir peur. Il se met donc à courir. Dylan lui a eu la même idée. Terrifié de ne plus retrouver son ami, les deux garçons regardent autour d’eux en courant et BANG!


—É tienne!
— Dylan!
— Ha fiou! J’ai eu si peur de m’être perdu.
— Et bien je crois qu’on est vraiment perdus! Où sont tes parents et ton chalet?
— Dire que c’est aujourd’hui mon anniversaire et je suis au beau milieu d’une forêt. Peut-être que je n’aurai pas de cadeaux et que je serai obligé de vivre ici et de manger des feuilles et mourir sans jamais revoir mes parents!
— Ne dramatise pas! On ne va pas mourir ici quant même!
— Cette forêt est gigantesque.
— Il faudrait peut-être essayer de retrouver notre chemin.
— Mais on ne sait même pas par où aller. Moi je dis qu’on devrait rester ici et attendre que quelqu’un nous trouve. Nos parents sont sûrement en train de nous chercher.
— Ha non, mes parents! Je les avais oubliés. Ils vont être furieux.
— On est vraiment dans le pétrin!
Désespérés, les garçons attendent patiemment que leurs parents arrivent mais le temps s’écoule et il commence à faire froid. D’ailleurs le soleil va bientôt se coucher.
—É tienne?
— Oui.
— Crois-tu que mes parents sont en train de nous chercher?

***
En effet, leurs parents sont inquiets et ils les cherchent :
— Mais qu’est ce qui se passe? dit Sophie, inquiète. On leur a dit de faire vite et de ne pas aller trop loin. Maintenant ils sont perdus dans cette gigantesque forêt et il fera bientôt nuit!
— Mais comment pourraient-ils s’être perdus en si peu de temps? Je crois qu’il ne faut pas s’inquiéter et qu’ils reviendront dans un moment. Peut-être qu’ils s’amusent et qu’ils oublient tout simplement le temps qui passe ?
— Ha oui, c’est sûr… Ou sinon, ils ont été enlevés ou plutôt ils sont sortis du sentier sans faire exprès et qu’ils sont perdus et qu’ils courent n’importe où sans savoir où aller et qu’ils…
— Calme-toi! Si tu t’inquiètes autant, on va aller faire un tour pour voir où ils sont et tout s’arrangera! Fais-moi confiance, tout va bien aller.

***
— Nous devrions essayer de revenir sur nos pas, propose Étienne.
— Très bonne idée mais par où aller?
— Je ne sais pas vraiment mais je pense que ce côté a un rapport avec notre entrée dans cette forêt. Je dis ça comme ça, mais on dirait que ces arbres, là bas, ont l’air de nous inviter. Qu’en dis-tu ?
— Ce que j’en dis?! s’exclame Dylan. J’en dis que tu as beaucoup d’imagination, mais je crois que tout ça, c’est de la folie. Je fais partie des scouts. J’en ai retenu plusieurs choses. Comme je sais que quand on est perdu en forêt où ailleurs, il est toujours mieux de rester à l’endroit où nous sommes. Ainsi, nous n’épuiserons pas notre énergie. À moins bien sûr que personne ne vous cherche car, dans ce cas il serait préférable d’essayer de retrouver son chemin.
— Tout à fait d’accord!

Maintenant les deux garçons n’ont qu’à attendre patiemment que les parents de Dylan les retrouvent.

***
Dehors tout près du chalet, Sophie et Jean tentent désespérément de trouver une solution à leur problème. Alors Jean propose d’appeler la police pour les aider à retrouver les enfants.
— C’est une excellente idée! Va chercher mon portable dans mon sac à main.
Jean court jusqu'au chalet et revient avec le téléphone de Sophie en main, l’air découragé.
— Nous sommes en pleine forêt, ce qui veut que nous sommes aussi entourés d’arbres! On ne peut pas appeler.

Ils auraient dû y penser avant. Il n’y a pas de réseau aussi loin dans cette forêt. Mais on trouve une solution à tout. C’est d’ailleurs à ce moment que Jean a une idée qui ne plait pas du tout à Sophie :
— Il n’en est pas question, répond Sophie. Mais Jean insiste jusqu’à ce que Sophie accepte.
— Allons louer un canot!

Pendant que les parents de Dylan vont louer une embarcation pour aller sur le lac et ensuite appeler la police loin des arbres qui bloquent la réception du signal, les garçons sont inquiets et ont surtout très peur.
Mais ils continuent de suivre les conseils que Dylan a appris dans les scouts, alors ils attendent encore et encore que les secours arrivent.
— Wow! Que la vue est belle! dit Jean en plein milieu du lac, sur un vieux canot qui pourrait basculer à tout moment.

Sophie n’a pas le temps de regarder la vue. Elle prend immédiatement le portable et appelle les policiers qui arriveront dans un instant. Rapidement, Jean et Sophie rament jusqu’au chalet. Les policiers sont déjà là.
— Désolés de vous avoir fait patienter, dit Sophie. C’est une longue histoire.
Voici : mon garçon et son ami se sont perdus en forêt depuis un certain moment et il fera nuit dans moins d’une heure. Moi et mon mari comptons sur vous pour les retrouver.
— On se met immédiatement au travail, vous n’avez qu’à attendre là. On va vous ramener ces enfants en moins d’une heure!

***
Plus loin, c’est-à-dire très profondément dans la forêt, Dylan et son ami Étienne sont seuls et ont très froid. Leurs dents claquent. Il fait bientôt nuit. Les enfants sont fatigués et ils ont hâte de revoir les parents de Dylan.
— As-tu peur? demande Étienne à Dylan.
— Je dois te l’avouer! Je n’avais pas peur au début, mais plus le temps avance, je me demande si quelqu’un est en train de nous nous cherch…
— Chut! As-tu entendu ce bruit, demande Étienne en chuchotant.
— De quoi est-ce que tu parles? Répond Dylan.

Effectivement, il y avait bien eu un bruit. Crunch! Crunch! Crunch! Mais qu’est ce que c’est?! Les bruits sont de plus en plus forts! On dirait qu’ils s’approchent de plus en plus. Les deux garçons se tiennent. Très serrés, l’un contre l’autre, ils ont tellement peur qu’ils ne peuvent s’empêcher de hurler :
— Haaaaaaaaaaaaaaa!
Les bruits s’approchent de plus en plus quand tout à coup Étienne sent quelque chose sur son épaule et se retourne brusquement. Devant lui, un policier est là :
— Bonjour les garçons! Ou plutôt bonsoir! Venez je vous remmène au chalet. Vous devez avoir bien froid. Tenez, dit le policier aux enfants en leur donnant des couvertures.
— Merci monsieur le policier merci beaucoup! dit Étienne qui est content de ne plus être perdu.
Rapidement, les enfants et le policier retrouvent les parents de Dylan. En les voyant, Jean et Sophie courent vers eux. Ils sont si contents de tous se retrouver!
— On a bien fait d’avoir appelé la police, dit Jean à Sophie.
— Désormais, on ne partira plus jamais seuls, moi et Dylan, promet Étienne.

Maintenant que tout le monde est réuni, les policiers retournent à leur caserne. Heureux de s’être retrouvés, Sophie, Jean, Dylan et Étienne passent une belle soirée ensemble à s’amuser et à rigoler de cette drôle d’aventure. Ils jouent à des jeux de société.
— Tu me passes les croustilles, Étienne ? demande la mère de Dylan.
— Je ne les vois pas. Où est le plat?
— Ah non, encore une disparition!


PARRAINAGE D'UNE FONDATION
Tous les fonds recueillis par la vente des oeuvres des deux gagnants serviront à aider un organisme à but non lucratif, spécialisé dans le décrochage scolaire, dans les milieux défavorisés .


Maintenant...
Inspire profondément!
Relève ta tête!
Prend ton courage à deux mains!
Et relève ce défi!

T' ES CAPABLE!


BON SUCCÈS À TOUS LES PARTICIPANTS
Copyright Zexpression 2006