Lire c'est magique!
Écrire c'est féérique!
Et garder son coeur d'enfant; c'est s'émerveiller devant la beauté du moment présent.



Cette photo représente un voyage fantastique au pays du rêve et de l'imaginaire.
Jean-François et Alexandra espèrent qu'elle t'inspirera!

DE LA LECTURE À TE FAIRE RÊVER


L'odyssée fantasmagorique de Janie Jolly

Francine Blanchette


 
livre et jeux
pochette dirou

 


Concours : « Jeunes auteurs en verve » Écris-nous un conte ou une histoire !

CONCOURS JEUNESSE 2006-2007

Description de l'élève

Nom Mikaële Lemieux, 12 ans
Ses motivations pour le concours J'aime écrire et je trouve que ce concours représente un beau défi.
Descriptions de l'élève J'aime le dessin, les chevaux, le tennis, le ski de fond et j'adore lire.

Il était une fois, dans le plus beau des royaumes, où le soleil et la lune brillaient jour et nuit dans le magnifique ciel d’azur, un garçon, surnommé le petit Poucet, appelé ainsi sans doute à cause de sa petite taille. Il faut dire qu’il ne mangeait pas tous les jours, car ses parents étaient très pauvres et n’avaient presque pas de quoi le nourrir. Un hiver particulièrement rude, ils n’eurent plus rien à lui donner à manger et ils se convainquirent que la seule solution était de l’abandonner dans la forêt. Ils le menèrent donc en plein cœur d’un immense bois, où ils le laissèrent en pensant l`y perdre à jamais. Mais le pauvre enfant, qui n’était pas si bête, eu tôt fait de comprendre la raison de ce soudain départ en forêt et prit bien soin de laisser des miettes de pain tout le long du chemin afin de pouvoir rentrer chez lui.

Au moment où il s’apprêtait à reprendre la route de sa maison, un coassement retentit et bondissant d’un marécage, une grenouille apparut et se dirigea droit vers lui. Le petit Poucet s’arrêta donc, plutôt éberlué, afin de contempler la petite bête qui sautillait autour de lui. Quelle ne fut pas sa surprise en l’entendant demander, d’une petite voix fluette assez inattendue chez une grenouille « Savez-vous où je pourrais trouver une princesse? » Le petit Poucet, qui n’en savait rien, mais qui était très curieux, lui demanda la raison de cette question. L’animal soupira, puis répondit « C’est une longue histoire, mais si tu veux, je vais te la raconter. »

Et il se mit à lui expliquer comment, quand il était plus jeune, une méchante

sorcière l’avait transformé en crapaud. « Depuis, continua-t-il, je suis à la recherche d’une princesse, car seul le baiser d’une jeune et belle princesse a le pouvoir de me délivrer. Le problème, c’est que la plupart des jeunes filles répugnent à poser leurs jolies lèvres sur ma peau qu’elles croient sale et gluante. » À peine avait-il finit sa dernière phrase, qu’un énorme loup sauvage, surgit d’on ne sait où, se dressa devant eux en retroussant les babines, dévoilant deux minces crocs effilés, avide de chair tendre.

Ce loup était non seulement très méchant, mais surtout horriblement gourmand : il avait déjà prévu la journée même de dévorer le Chaperon rouge et les trois petits cochons. Craignant cependant d’avoir encore un petit creux, il décida de se lancer à la poursuite du petit Poucet et de son compagnon qui venaient de prendre la fuite, complètement paniqués. Ce dont ils ne se rendirent pas compte, c’est qu’en s’enfuyant ainsi, ils s’éloignaient du chemin de morceaux de pain que le petit Poucet avait tracé. De plus, le loup courait beaucoup plus vite qu’eux et eut vite fait de les rattraper.

Au moment où il allait leur sauter dessus, il trébucha sur quelque chose de dur qui lui barrait la route et qui se révélait être un grand cercueil de verre.

Le loup tomba, et le cercueil roula sur le côté avant de se cogner contre un tronc d’arbre et de s’ouvrir. Le corps d’une magnifique jeune fille apparut alors. Elle avait les cheveux noirs comme l’ébène, les lèvres rouges comme le sang et la peau pâle comme la neige. Elle portait bien le nom de Blanche-Neige. La malheureuse princesse était morte, tuée par sa belle-mère qui, voulant s’en débarrasser, lui avait offert une pomme empoisonnée. Quand elle avait croqué dedans sans méfiance, un morceau de la pomme était resté pris dans sa bouche, elle était devenue d’une pâleur mortelle et n’avait plus bougée. On l’avait cru morte et transportée ici, dans ce cercueil.

Heureusement, le choc du cercueil heurtant l’arbre fit sortir le morceau du fruit resté coincé dans sa gorge et Blanche-Neige entrouvrit les paupières, à la surprise générale. Elle se redressa et regarda avec étonnement ces inconnus. La grenouille chuchota au petit Poucet « Crois-tu qu’elle voudrait bien m’embrasser afin que je redevienne un beau prince? » Le garçon, qui n’avait jamais pensé à ça, répondit « Sans te vexer, il y a de bonnes chances pour qu’elle refuse. Après tout, as-tu déjà vu une princesse embrasser un crapaud? » Convaincue de son refus, la grenouille, décidée à ne pas le rester toute sa vie, sauta tout bonnement sur Blanche-Neige et l’embrassa, au plus grand dégoût de cette dernière. Il se passa alors une chose extraordinaire, (car c’était la grenouille qui avait embrassé de force la princesse et non point la princesse qui avait donné un baiser à celle-ci, de son plein gré, comme le voulait le sortilège) l’infortunée Blanche-Neige se transforma en grenouille.

La pauvre se mit à coasser et à sautiller désespérément. Quant à l’autre grenouille qui avait tout d’abord été déçue de ne point se voir transformer en prince, elle fut ravie d’apercevoir la plus adorable des grenouilles à ses côtés. Cette dernière ne cessait de pousser des petits cris plaintifs et indignés, mais voyant que personne ne s’en préoccupait, elle suivit son compagnon qui l’entraîna dans les marécages de la forêt.

C’est alors que le petit Poucet se rappela de l’existence du loup et se retourna pour découvrir qu’il n’y était plus. En effet, le loup en les poursuivant la grenouille et lui, s’était retrouvé dans un coin de la forêt qu’il ne connaissait pas et voulant arriver à temps pour manger le petit Chaperon rouge, décida de partir sans les avoir croqués.

Le petit Poucet, quant à lui, se retrouvait maintenant seul et était complètement perdu. Il continua donc à s’enfoncer dans les bois à la recherche de son petit chemin de morceaux de pain, ou de quelqu’un pouvant lui indiquer la direction à prendre pour sortir de là.

Pendant ce temps, le loup, à son grand plaisir, rencontra deux enfants qui avaient l’air bien tendres. C’était une fillette et un jeune garçon nommés Hansel et Gretel, qui venaient justement eux aussi de se faire abandonner par leurs parents. Ils eurent beau crier et pleurer beaucoup, le méchant loup n’eut pas de pitié et les dévora en moins de deux.

Il continua son chemin, un peu lourd, et arriva à une charmante maisonnette de pain d’épice et de sucre dont il mangea la moitié pour dessert. Enfin, repu, il s’endormit devant la porte de cette délicieuse maison, pensant pouvoir manger l’autre moitié quand il se réveillerait et qu’il aurait faim. Ce que la mauvaise bête ignorait, c’est que cette drôle de maisonnette était habitée par une ogresse très cruelle. Celle-ci avait fait construire sa cabane en sucrerie dans le seul but d’attirer des enfants, pour ensuite les manger. Or, cela faisait très longtemps qu’elle avait dégusté de la chair tendre et elle était très affamée. En découvrant un loup dormant à sa porte, elle fut enchantée à l’idée de pouvoir s’en faire un festin. Ravie, elle le tua, le fit cuire et le dévora. Malheureusement pour elle, le loup (qu’elle mangea en entier), fut beaucoup plus qu’elle ne pouvait avaler, aussi mourut elle d’une indigestion par la suite.

Et le petit Poucet? Pendant tout ce temps, le jeune garçon n’avait toujours pas retrouvé son chemin, mais il s’était fait une amie. C’était une ravissante enfant entièrement vêtue de rouge, que les gens du coin surnommaient le petit Chaperon rouge. Le petit Poucet l’avait croisée, ils s’étaient mis à parler et avaient continué à marcher ensemble. La jeune fille s’en allait voir sa grand-mère qui était malade pour lui porter une galette et un petit pot de beurre. Elle lui avait parlé de sa crainte de rencontrer un loup et il avait décidé de faire le chemin avec elle afin de l’en protéger (bien qu’il eu tout aussi peur du loup qu’elle). Bientôt, ils arrivèrent chez sa grand-mère, qu’ils trouvèrent allongée dans son grand lit et qui semblait effectivement très malade. Le petit Chaperon rouge lui présenta son nouvel ami et lui donna sa galette et son petit pot de beurre. À ce moment, arriva un homme imposant, un ami de la grand-mère qui était chasseur. Il venait lui aussi la visiter, la sachant souffrante. Il lui offrit trois porcelets qu’il avait croisés en route et tués, car ils avaient l’air très dodus et bien bons. La grand-mère offrit à tous de rester à dîner et c’est ainsi que furent mangés les trois petits cochons. Tout le monde s’en régala et il n’en demeura pas un seul morceau.

Non loin de là, dans la même forêt, un charmant prince trottait sur sa fidèle

monture, suivi de sa garde personnelle. Ce prince était destiné à épouser Blanche-Neige, mais quand il passa devant son cercueil, il était évidemment vide et il continua son chemin sans s’arrêter. Il arriva près du château d’un puissant seigneur et découvrit une jeune fille en larmes penchée au bord d’un puits. Elle lui expliqua comment, en jouant avec une balle en or, son jouet préféré, elle l’avait laissé échapper dans le puits. En moins de deux, le prince s’agrippa à la corde descendant tout le long du puits et quelques instants plus tard, il remontait et ramenait une jolie boule dorée. La princesse le remercia chaudement, il resta avec elle pour parler et quelques mois plus tard ils étaient mariés.

Quant au petit Poucet, il ne retrouva jamais le chemin le ramenant chez lui, mais il n’en fut pas malheureux, car quand il fut plus grand, il épousa le petit Chaperon rouge et vécu à ses côtés, heureux. Il ne revit jamais ses méchants parents qui avaient osé l’abandonner et il apprit plus tard qu’ils étaient depuis longtemps morts de faim et de froid. Quant à la grand-mère du Chaperon rouge, elle guérit peu de temps après.

Et les deux grenouilles? Elles sont parfaitement heureuses ensemble et Blanche-Neige ne regrette pas du tout d’avoir été transformée en grenouille. Elles vivent dans les marais avec d’autres grenouilles dont elles sont le roi et la reine et elles ont eu beaucoup de petits.

Et c’est ainsi que Blanche-Neige s’est transformée en grenouille, que les trois petits cochons ont subi le destin de tous les cochons, celui d’être mangé, que le loup, après avoir englouti Hansel et Gretel, s’est à son tour fait dévorer par une ogresse et que le petit Poucet et le Chaperon rouge sont devenu mari et femme dans ce beau royaume paisible.

Fin

Mikaële Lemieux

#1004


PARRAINAGE D'UNE FONDATION
Tous les fonds recueillis par la vente des oeuvres des deux gagnants serviront à aider un organisme à but non lucratif, spécialisé dans le décrochage scolaire, dans les milieux défavorisés .


Maintenant...
Inspire profondément!
Relève ta tête!
Prend ton courage à deux mains!
Et relève ce défi!

T' ES CAPABLE!


BON SUCCÈS À TOUS LES PARTICIPANTS
Copyright Zexpression 2006